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La SODEC inquiète du conflit chez Petro-Canada

Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 16:00
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La SODEC inquiète du conflit chez Petro-Canada
La Société de développement économique Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est (SODEC RDP/PAT/ME) est préoccupée par les impacts des 12 mois de conflit perdurant à la raffinerie de Petro-Canada de PAT. Soucieuse autant des 260 travailleurs que des 129 employés cadres de l’entreprise qui maintiennent les opérations sur des horaires difficiles depuis un an, elle souhaite que les parties retournent à la table de négociation et trouvent une issue rapide à ce lock-out.
D'ailleurs, la SODEC RDP/PAT/ME invitera prochainement les acteurs économiques et politiques locaux à une rencontre exploratoire sur le rôle à jouer dans la résolution de ce conflit. Responsable du développement économique local, elle n'est pas indifférente face aux effets de la situation actuelle.

« Notre milieu économique est tissé par la sous-traitance, plus de 50 % des PME locales en vivent, affirme Annie Bourgoin, directrice générale à la SODEC RDP/PAT/ME. Nous ne pouvons passer sous silence les impacts que ce conflit de travail occasionne tant chez les travailleurs, l’employeur que les entreprises sous-traitantes. »

Petro-Canada annonçait, en 2007, un projet de développement de 750 M$ à 1 G$ pour la construction d’une nouvelle usine de cokéfaction. Ces investissements et la création d’emplois prévue ont été mis en suspens. Durant les deux années de construction de cette unité de traitement des huiles lourdes, on estimait des effets directs et indirects sur 5523 emplois, pour une valeur ajoutée de 437 M$. Une fois la construction réalisée, l'économie locale serait bonifiée de plus de 200 emplois et de 17 M$.

« Notre mission étant de soutenir le développement des entreprises et des emplois de notre territoire, on est donc inquiet de l’avenir des 400 travailleurs, de même que de l’entreprise, qui s’avère un des moteurs économiques de notre milieu », ajoute Mme Bourgoin.

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