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« Ma sexualité m'appartient »

Un projet-pilote dans les écoles secondaires de l'arrondissement

Mariève Tremblay par Mariève Tremblay
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Article mis en ligne le 12 décembre 2008 à 11:45
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 « Ma sexualité m'appartient »
Des capsules vidéo seront présentés aux jeunes des écoles secondaires du quartier dans le cadre du projet « Ma sexualité m'appartient! ». (Photo: Patrick Deschamps)
« Ma sexualité m'appartient »
Un projet-pilote dans les écoles secondaires de l'arrondissement
Après plus de deux années d'efforts, la Table de concertation jeunesse de Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est a procédé au lancement de son projet pilote de formation pour les ados de l'arrondissement, afin de prévenir l'adhésion des jeunes filles aux gangs de rue, le 28 novembre dernier.
Ce projet, qui s'intitule « Ma sexualité m'appartient! », s'inscrit, selon Mireille Hébert, chargée de projet, dans une démarche de mobilisation du milieu local autour des conséquences créées par les phénomènes de l’émergence des gangs de rue montréalais et celui de l’hypersexualisation, où l’on constate que les jeunes filles sont de plus en plus impliquées, et trop souvent laissées pour compte, au niveau de l’intervention et de la prévention.

Cet atelier de formation, qui comprend quatre séances de 75 minutes (la présentation d'une capsule vidéo suivie d'une période d'échanges), sera présenté à compter de février 2009 à tous les élèves du premier cycle dans les deux écoles secondaires du territoire, soit la polyvalente de la Pointe-aux-Trembles et l'école Daniel-Johnson. Intégré à la grille scolaire dans le cadre du nouveau cours Éthique et culture religieuse, « cette action qui réunit le milieu scolaire, communautaire et celui de la santé, constitue une première à Pointe-aux-Trembles et aussi à Montréal, mentionne Mme Hébert. L'important, c'est de réussir à cibler tous les jeunes, sans n'en laisser filer! ».
Une formation, deux approches
« Ma sexualité m'appartient! » repose, en fait, sur deux approches: celle d'Écoles et milieux santé, mise en place par le ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport, qui propose une intervention plus globale où l’on tient compte de la santé physique et mentale du jeune tout au long de son cheminement scolaire; et l’approche féministe, qui préconise une intervention où les objectifs principaux sont de responsabiliser les jeunes face à leurs choix, de développer chez eux une attitude et des comportements égalitaires dans leurs relations et aussi, dans leur sexualité, et enfin, de développer leur sens critique face aux thèmes abordés. « Les filles et les garçons suivront des formations tout au long du projet, puisque les thèmes abordés doivent être faits sous des angles et des approches d’intervention différents, le principe de Mars et Vénus l’obligeant! », spécifie Mme Hébert.
Des capsules vidéo
Dans la méthode utilisée par la concertation, les capsules vidéo servent, selon la chargée de projet, de brise-glace aux discussions. La première capsule porte sur l’image corporelle, le phénomène de l’hypersexualisation et ses conséquences. La deuxième parle des relations amoureuses. « Dans cette séance, on abordera avec les filles la dépendance affective ainsi que l’affirmation et l’estime de soi, tandis que du côté des garçons, on parlera plutôt de quête de la performance et de sentiment d’appartenance », explique Mireille Hébert. La troisième capsule porte sur la première relation sexuelle et la dernière capsule aborde la toxicomanie, la vente de drogues, la prostitution et l’importance de faire de bons choix.

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