L'excavation des sols contaminés se poursuit aux installations de Petro-Canada
L'excavation des sols contaminés à la suite du déversement de 240 000 litres d'hydrocarbures, le 29 décembre, aux installations de Petro-Canada du port de Montréal, se poursuit toujours.
En date du 13 janvier, 366 tonnes de sols contaminés avaient été récupérées, puis acheminées vers un centre de traitement à la suite du bris d'une conduite du réservoir de la section 109, à Montréal-Est, lequel a provoqué l'écoulement d'un mélange de distillant et de mazout lourd.
« Le gel et le dégel pourraient être en cause, comme quoi il n'y a pas que les conduites d'aqueduc qui se rompent à Montréal », précise Hélène Proteau, directrice régionale du Centre de contrôle environnemental Montréal-Laval-Laurentides-Lanaudière.
Une digue de rétention installée autour du réservoir, laquelle sert à parer au déversement d'hydrocarbures dans le fleuve, aurait, semble-t-il, limité les dégâts. « Selon les analyses effectuées lors de nos inspections, il n'y aurait pas eu d'impact sur les eaux souterraines », mentionne Mme Proteau.
Selon elle, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) « n'a pas de reproche à faire à Petro-Canada. L'entreprise a avisé Urgence-Environnementale immédiatement après le déversement ».
Mme Proteau indique qu'il s'agit « du déversement d'une bonne quantité, mais il y a peu d'impact à cause des mesures qui ont été mises en place et de la rapidité d'intervention. Nous jugeons qu'il s'agit d'un événement de catégorie 1, donc un événement qui a toujours été sous contrôle. Nous restons en contact avec Petro-Canada et nous effectuerons une visite finale pour s'assurer que l'excavation des sols (contaminés) aura été complétée ». La catégorie 1 inclut les événements les moins graves.