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Un retour au travail pénible pour les employés de Petro-Canada

Mariève Tremblay par Mariève Tremblay
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Article mis en ligne le 23 janvier 2009 à 18:36
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Un retour au travail pénible pour les employés de Petro-Canada
Chez Petro-Canada, le retour au travail se révèle pénible pour plusieurs travailleurs. (Photo: Patrick Deschamps)
Un retour au travail pénible pour les employés de Petro-Canada
Comme plusieurs employés de Petro-Canada l’avaient prédit, le retour au travail après plus d’un an de lock-out est loin de se dérouler dans la joie et l’allégresse.
C’est le 21 janvier que les portes de l’usine ont été ouvertes aux quelque 260 syndiqués. Le retour s’est fait progressivement, par petites équipes, mentionne un technicien en laboratoire à la raffinerie de Montréal-Est. « Plusieurs ont travaillé deux jours, même certains ne sont venus que pour une journée. Malgré tout, c’était très pénible pour la plupart d’entre nous, parce que nous avions à revoir des gens avec qui nous n’avions pas vraiment envie de discuter ».

Ces personnes dont parle cet employé qui préfère conserver l'anonymat, ce sont bien entendu les cadres réguliers qui ont été très rudes avec les syndiqués, et ce, dès les premières heures de travail. « Au laboratoire, ça c’est tout de même bien passé. Les échanges avec les cadres étaient minimalistes. Mais, à la production, là où sont la majorité des employés, c’était beaucoup plus difficile. En une journée, il y a eu plusieurs accrochages et certains patrons ont même déjà donné des lettres de réprimande », mentionne-t-il.

Selon lui, certains employés se sont sentis « lancés » sur le terrain. « Après 14 mois, on oublie certaines choses. Le travail à la raffinerie est complexe et implique beaucoup d’étapes techniques afin d’éviter les accidents. Nous avons eu des CD et des documents d’information, mais aucune formation pour nous aider. En plus, le travail fait par les cadres pendant notre absence a été bâclé, nous repartons donc de loin », avoue-t-il, en ajoutant que les relations de travail entre employés et cadres de reviendront jamais comme avant.

En ce sens, des démarches ont déjà été entreprises afin de scinder le comité social en deux: celui de Petro-Canada et l’autre du SCEP-FTQ section locale 175. « Je ne pense pas qu'un seul syndiqué soit intéressé à faire le party avec les cadres. Les ponts sont coupés depuis trop longtemps. »

Heureusement, entre les employés, la solidarité est toujours aussi forte qu’au début du conflit. Le technicien en laboratoire affirme n’avoir jamais vu un groupe si uni. « Le lock-out nous a apporté ça de bon! On se tient ensemble et personne n’a envie de lâcher. On considère qu’on sort gagnants de ce conflit-là et même si on a connu des pertes financières importantes, on garde la tête haute! »

Rappelons que le 26 septembre 2007, les travailleurs syndiqués de la raffinerie de Petro-Canada votaient, dans une proportion de 99,6 %, en faveur d'un mandat de grève. Par ce vote, les syndiqués espéraient faire progresser la négociation de leur convention collective qui n'allait nulle part depuis son expiration, le 31 janvier de la même année.

C'est le 17 novembre 2007 que la direction de Petro-Canada a finalement décrété un lock-out à sa raffinerie de Montréal.

(Photo: Patrick Deschamps)

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Pierre Frattolillo

Commentaire mis en ligne le 27 janvier 2009
Salut Bruno, peut-être l'as-tu déjà vu...

Au plaisir.

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