Les élèves dysphasiques de l'école Notre-Dame ont désormais une petite bulle adaptée à tous leurs besoins!
(Photo: Patrick Deschamps)
Une bulle bleue pour le bien-être des élèves dysphasiques
Inauguration d'une salle sensori-motrice à l'école Notre-Dame
La bulle bleue, c'est le nom que les élèves ont choisi pour la nouvelle salle sensori-motrice de l'école Notre-Dame. Ce local qui contient des tonnes d'objets permettra d'aider les quelque 54 élèves dysphasiques de l'établissement en répondant à leurs besoins particuliers sur les plans sensoriel et moteur.
La dysphasie est un trouble spécifique du développement du langage, mais elle peut aussi entraîner d'autres difficultés, tels des retards dans le développement psychomoteur ou des problèmes de comportement. Ces derniers rendent souvent ardu le fonctionnement scolaire chez plusieurs enfants.
De plus, selon Chantal Rousseau, directrice de l'école Notre-Dame, les élèves dysphasiques peuvent présenter des difficultés sur le plan de l’autonomie et de l’organisation spatiale et temporelle. « Plusieurs de nos jeunes sont suivis en centre de réadaptation. Mais, dès qu'ils fréquentent le milieu scolaire, les services spécialisés (orthophonie, ergothérapie, psychologie, etc.) offerts dans le réseau de la santé diminuent ou se terminent, même s'ils ont encore de grands besoins. C'est ce qui nous a poussés à démarrer le projet de la salle sensori-motrice, il y a de cela bientôt deux ans », explique-t-elle.
Dans cette salle, on trouve de tout pour aider le jeune dans son développement global: tunnels, bacs, miroirs, tapis, rouleaux, jeux, matériels lourds. D'ailleurs, depuis l'inauguration de la bulle bleue, il n'est pas rare de voir un élève troquer la traditionnelle chaise pour s'asseoir sur un ballon. « Travailler pour rester assis en équilibre aide à se concentrer et à canaliser son énergie. Les élèves ayant un déficit d'attention ou tout simplement de la difficulté à se concentrer sont donc plus en état d'apprendre, plus à l'écoute. »
Un projet coûteux
Confiante de pouvoir mener à bien le projet, Chantal Rousseau a cogné à plusieurs portes afin d'obtenir les 20 000 $ nécessaires à sa réalisation. Un partenariat impliquant la Fondation de la Pointe-de-l'Île, la Fondation des amis de l'école Notre-Dame et les Œuvres des Manoirs Ronald Macdonald (Restaurant Raymond Ménard) a permis de payer des consultations avec un ergothérapeute, de former adéquatement les enseignantes, d'acheter le matériel et d'aménager le local.
« C'est un très beau partenariat, avoue fièrement la directrice. Bien entendu, nous travaillons aussi de concert avec un ergothérapeute de l'école Le Tournesol qui nous a d'ailleurs beaucoup aidés tout au long des démarches. Notre prochain défi? Développer des liens plus grands avec les centres de réadaptation afin de pouvoir offrir un service encore plus adapté à nos enfants! »
(Photo: Patrick Deschamps)
Rabia Toukmati
Commentaire mis en ligne le 1er octobre 2009je trouve que c'est un bon projet qui aide beaucoup les parents des enfants dysphasiques et je suis très contente pour eux. je viens d'apprendre que mon fils de 6ans et demi qu'il est dysphasique et je m'inquiète beucoup à son sujet S.V.P si vous avez des activités envoyez-les moi pour que je puisse être outillée pour l'aider du mieux que je peux merci de tout coeur et bonne chance et bonne continuation.