L'envers de la médaille
Dès la première consultation publique, Rolland Rhéaume, citoyen de Montréal-Est, a avoué être contre le projet proposé par la Société Emmanuel-Grégoire. Selon lui, le terrain convoité par l'organisme pourrait être utilisé à meilleur escient.
« Selon moi, le projet a été lancé trop rapidement et n'a pas été assez planifié. Combien coûteront les travaux? Qui paiera pour les infrastructures? À quel prix sera vendu le terrain? Ça fait beaucoup de questions sans réponse », affirme-t-il.
Il est clair pour lui que le vaste terrain qui était jusqu'à maintenant zoné « parc » ne devrait pas être vendu à l'organisme, puisque le projet qu'il a proposé ne rejoint pas la population de Montréal-Est. « Sur les 39 places projetées, on ne peut même pas nous garantir qu'un citoyen de la ville pourra en avoir une. Pourquoi se départir d'un si beau terrain si nous ne pouvons en profiter? Avec notre population vieillissante, pourquoi ne pas plutôt chercher pour un projet de résidence pour aînés? »
De plus, il considère que l'administration de la Ville ainsi que le promoteur n'ont pas fait suffisamment fait preuve de transparence. « Quand il y a eu la première consultation publique, personne n'était au courant du projet, à part le maire Labrosse. En faisant du porte-à-porte, j'ai constaté que les gens n'avaient pas bien compris le projet », ajoute-t-il.
N'habitant pas dans les zones concernées par l'ouverture des registres, M. Rhéaume a tout de même tenu à faire partie du combat. « C'est donc la preuve que je n'ai aucun intérêt dans le projet. Je fais tout ça pour défendre la position des citoyens de la ville », conclut-il.