Plusieurs organismes du secteur ont appuyé publiquement le projet de la Société Emmanuel-Grégoire.
(Photo: Patrick Deschamps)
Appui public pour la Société Emmanuel-Grégoire
À moins d'une semaine de l'ouverture des registres concernant la construction d'une ressource intermédiaire pour personnes âgées en perte d'autonomie à Montréal-Est, le promoteur, la Société Emmanuel-Grégoire, a reçu publiquement l'appui de quatre organismes et de la députée de la Pointe-de-l'Île, Francine Lalonde.
En effet, le Service d'aide à l'emploi de l'Est (SAEE), la Corporation Mainbourg, la Corporation de développement communautaire de la Pointe (CDC) et le Centre de santé et de services sociaux de la Pointe-de-l'Île (CSSS) ont tous affirmé leur désir de voir ce projet se réaliser.
Les arguments des opposants
Rappelons qu'à la suite de la parution d'un avis public dans le journal l'Avenir, quelque 62 Montréalestois vivant dans les zones concernées ont manifesté, par le biais d'une demande écrite envoyée au greffier, leur désir de procéder à l'ouverture des registres. Selon eux, le centre d'hébergement projeté ne répond pas à leurs besoins, puisqu'il ne sera pas entièrement consacré aux résidents de la ville. Certains ont aussi souligné que le terrain vacant pourrait être utilisé à meilleur escient, que le nouveau bâtiment cacherait la vue au fleuve de plusieurs résidents et qu'ils n'étaient pas intéressés à avoir une ressource pour personnes souffrant d'un déficit cognitif près de leur demeure.
Les arguments des partisans du projet
Selon Jacinthe Labbé, coordonnatrice du Réseau communautaire et des ressources alternatives au CSSS de la Pointe-de-l'Île, la clientèle visée par la Société Emmanuel-Grégoire est loin d'en être une « dérangeante ».
« Les gens qui pourront y être admis ont des incapacités physiques ou des troubles cognitifs. Ils ne souffrent pas d'une déficience intellectuelle lourde ou de problèmes graves de santé mentale. Ce sont simplement des aînés en perte d'autonomie qui souffrent d'Alzheimer ou de Parkinson », explique-t-elle.
Elle précise que toute personne adulte en perte d'autonomie qui, après évaluation, n'est plus en mesure de bénéficier adéquatement des services de soutien à domicile et qui ne répond pas aux critères d'admission en CHSLD peut être admise dans une ressource intermédiaire. Pour ce faire, sa candidature doit être soumise à un comité d'admission de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal qui, elle, s'occupe de diriger les bénéficiaires. « On ne peut garantir qu'une personne qui habite Montréal-Est sera placée dans le nouveau projet. Tout dépendra d'où son nom se situe sur la liste d'attente. Par contre, le ministère de la Santé priorise les bénéficiaires en terme de proximité, soit près de leur famille ou dans leur milieu de vie originel. »
(Photo: Patrick Deschamps)