Tony Iadeluca sr. est l'un de ceux qui s'opposent à l'implantation d'un nouveau programme de football dans la Pointe-de-l'Île. (Photo: archives)
Le comité de régie refuse le projet de football
François Martel porte cette décision en appel
L'arrivée d'équipes de football civil dans la Pointe-de-l'Île ne fait pas l'affaire de tout le monde. Les membres du comité de régie se sont réunis il y a deux semaines, votant en majorité contre l'implantation d'une nouvelle organisation dans l'est métropolitain. L'initiateur de ce projet, François Martel, a aussitôt porté cette décision en appel.
« J'ai fait appel de cette décision sans hésitation. On me reproche de ne pas avoir en main une charte pour un organisme sans but lucratif (OBSL). Cependant, il est clair que je n'ai pas encore acheté de l'équipement, car on ne sait toujours pas s'il y aura des équipes en action à l'automne, explique M. Martel, qui a déjà rencontré la compagnie Riddell pour obtenir l'équipement nécessaire.
« C'est la même chose pour les entraîneurs. Je ne peux pas signer de contrat tant que le programme n'est pas accepté. C'est logique! »
Selon les règlements de Football Québec, la recommandation numéro 5 stipule que le document de présentation de toute nouvelle organisation doit comporter une copie de l'incorporation et de sa charte, ainsi que l'identification des ressources humaines impliquées aux plans technique et administratif. Cependant, la recommandation suivante indique qu'aucun engagement financier ou contractuel ne doit pas être pris par l'organisation avant d'obtenir une décision du comité de régie.
« On voit bien que ça ne fonctionne pas ensemble. Et malgré ces recommandations, on ne m'a jamais demandé une charte d'OBSL lorsque j'ai démarré le programme des Rhinos à Lanaudière », remarque M. Martel.
Féroce opposition
De son côté, le président des Cougars de Saint-Léonard, Tony Iadeluca sr., appuie la décision du comité de régie.
« Implanter cinq équipes en une seule année, c'est irréaliste!, affirme-t-il. Selon ce que j'ai appris du comité de régie, M. Martel n'a pas fourni de preuves suffisantes pour démontrer que son programme serait solide. »
M. Iadeluca s'inquiète aussi du nombre de jeunes qui pourraient évoluer avec une future organisation. « On ne le cachera pas, la population est vieillissante dans nos arrondissements. En plus, il y a 2800 jeunes qui jouent au soccer dans l'est de Montréal, sans compter le hockey, et ce sont deux sports qui s'entrecoupent avec le football. Où l'organisation va donc trouver tous ses joueurs? », se demande le président des Cougars.
« C'est dommage qu'on retrouve des jeux de coulisses dans un jeu pour les jeunes. Il y en a qui pensent à leurs intérêts personnels au lieu de favoriser l'intérêt des jeunes. Ça me met en beau fusil! », avoue François Martel.
« Le football dans l'est de Montréal est saturé, explique Tony Iadeluca sr. Avec les Archers et les Cougars, en plus des écoles Jean-Grou, Saint-Jean-Vianney et Anjou, c'est bien assez. Si les jeunes se cherchent une équipe, nous allons les accommoder sans problème. »
Ce terrain de discorde est loin d'être terminé. Le refus du comité de régie retarde à tout le moins l'arrivée des nouvelles équipes dans la Pointe-de-l'Île qui, elles, doivent s'inscrire dans une ligue avant le 1er mai. La décision portée en appel par François Martel sera évaluée par un conseil d'administration dont on ignore la date de sa prochaine réunion.
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