Le départ de cette course à relais de 33 heures s'est donné dans la matinée du 8 mai, aux abords du pont Viau, à Montréal. (Photo: Daniel Marchand)
De Montréal à Ottawa: 33 heures de bravoure
Environ 400 kilomètres à la course reliant Montréal et Ottawa, une froide température et de la pluie à l'horizon, voilà ce qui attendait 18 élèves de l'école secondaire de la Pointe-aux-Trembles (ESPAT), du 8 au 10 mai derniers.
Des embûches, il y en a eues. Mais rien pour arrêter les coureurs qui dédiaient leurs efforts au programme de l'organisme humanitaire international Right to Play, qui se sert du sport pour améliorer la santé et développer la paix à travers le monde.
« Lors du chemin du retour, il faisait froid et nous avons eu de la pluie pendant les deux tiers du trajet. Il y a même eu quelques flocons en arrivant à Hudson, raconte l'un des organisateurs de ce projet, Patrice Benoit. C'est incroyable à quel point nos élèves étaient motivés. Aucun ne s'est plaint durant le parcours. »
Selon ce dernier, l'un des coureurs a même surmonté une blessure pour apporter sa contribution. Victime d'un accident de vélo avant le départ de cette aventure, Claude-Michel Deschênes a dû composer avec une clavicule fracturée. Il n'a pas couru vers Ottawa, mais il a « mis l'épaule à la roue » sur le chemin du retour.
En chiffres
Le Défi Ottawa 400 a pris son cours depuis le pont Viau dès 8 h dans la matinée du 8 mai. Les élèves ont couru pendant 16 heures pour atteindre le Parlement, dans la capitale nationale. Durant ce premier segment, 72 relais ont été effectués entre les élèves, qui franchissaient chacun une distance approximative de trois kilomètres à chaque occasion.
Après avoir passé la nuit en sol ontarien, la troupe de l'école secondaire pointelière a rebroussé chemin le 9 mai, en début de soirée. Cette fois, c'est une course à relais de 17 h se déroulant en majeure partie dans la noirceur qu'ont effectuée les élèves. Ces derniers ont atteint le fil d'arrivée vers 10 h le dimanche 10 mai, après 33 heures de courses et 150 relais.
Chaque élève a relayé un partenaire à huit ou neuf reprises, certains ayant franchi individuellement une distance avoisinant une trentaine de kilomètres.
D'autre part, environ 3000 $ ont été amassés pour le programme Right to Play. Ces sous ont été versés lors de campagnes de financement tenues avant le coup d'envoi du défi.
Une troisième?
Après la course Montréal-Québec en 2008, puis Montréal-Ottawa en 2009, Patrice Benoit ne nie pas qu'un troisième projet de ce type pourrait voir le jour l'an prochain. Cependant, il est d'abord question de reprendre son souffle.
« Il est trop tôt pour en parler, dit-il, mais c'est une belle expérience à vivre. Avec toute l'organisation qu'un tel projet demande, dont 16 semaines d'entraînement pour les élèves, on se donne le temps d'y penser. »