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Un contrat donné au privé fait des mécontents à Montréal-Est

Le marquage de certaines rues ne sera pas fait par les cols bleus cette année

Mariève Tremblay par Mariève Tremblay
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Article mis en ligne le 5 juin 2009 à 14:46
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Un contrat donné au privé fait des mécontents à Montréal-Est
Le marquage de certaines rues ne sera pas fait par les cols bleus cette année
En donnant à contrat le marquage des lignes de ses rues longitudinales, l'administration de la Ville de Montréal-Est ne s'attendait pas à susciter autant de mécontentement. Or, quelques cols bleus se sont fait un devoir d'être présents à la dernière assemblée pour manifester leur insatisfaction.
Le problème réside surtout dans le Règlement limitant la concentration en composés organiques volatils (COV) des revêtements architecturaux qui entrera en vigueur en 2010. Ce nouveau règlement du gouvernement du Canada impose, entre autres, l'utilisation de peinture à base d'eau, ce qui obligera la Ville à remplacer sa machinerie vieille de plus de 30 ans.

Inquiets, les cols bleus ont questionné les conseillers sur la nécessité de donner le travail à contrat, alors que les nouvelles normes ne seront effectives que l'année prochaine. « On aurait pu en faire une partie cette année avec notre ancienne peinture et nos équipements. Pourquoi laisser filer plus de 31 000 $ à l'extérieur, alors que nous sommes capables de faire le travail en huit à dix jours? »

« C'est un essai que nous faisons cette année, a expliqué David Chartier, directeur du service des travaux publics. L'année dernière, à cause du mauvais temps, il nous a fallu près de 660 heures de travail pour faire les lignes et beaucoup ont été faites en surtemps. Ça coûte très cher à la Ville quand Dame Nature n'est pas de notre côté. En plus, ça mobilise beaucoup d'employés et ça prend énormément de temps avant et après l'assignation pour préparer et nettoyer l'équipement. Nous avons amplement de travail à faire, nos cols bleus ne seront pas en manque! » Il ajoute que le budget est une raison importante, mais le temps, la sécurité des employés et le coût de la machinerie ont aussi joué dans la balance.

Alain Dion, conseiller et président de la commission sur les travaux publics, confirme que cette décision n'a pas été prise à la légère, même si certains employés l'ont insinuée.

« Nous en avons discuté avec la direction des contremaîtres et la direction des travaux publics. Donner à contrat le traçage des lignes longitudinales et les voies de service était la meilleure solution cette année, on ne pensait pas brimer personne. Il est important de comprendre que les rues transversales, les corridors scolaires et les lignes d'arrêt sont encore faits par nos employés », explique-t-il.

Si l'estimation faite par l'entrepreneur privé dépassait les coûts prévus, M. Dion estime que l'administration « changerait son fusil d'épaule sans négociation ».

Il est à noter que le journal l'Avenir a tenté de rejoindre le représentant des cols bleus aux travaux publics, mais il n'a malheureusement pas retourné nos appels.
Marquage des rues en 2008
- Nombres d'heures effectuées par les cols bleus: 660 heures (environ 14,6 jours)

- Coût par jour: 2493 $ sans les matériaux et les équipements

- Total pour 2008: 35 000 $

Contrat octroyé en 2009

- Temps estimé: deux nuits (selon la température)

- Coût estimé: plus ou moins 31 000 $, incluant l'équipement, les matériaux et les ressources humaines

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