S'entraîner : une résolution santé pour 2007?
Qui n'a pas pris un jour la résolution de perdre quelques kilos à la fin du congé des fêtes? En ce début du mois de janvier, les gymnases sont pleins à craquer et le Centre Leonardo da Vinci ne fait pas exception.
D'après Francine Doyle, directrice du centre sportif au Centre Leonardo da Vinci, le mois de janvier est l'un des mois les plus occupés. « En début d'année, nous pouvons facilement doubler le nombre d'inscriptions. Par contre, ça ne veut pas dire que ça dure », souligne-t-elle. Effectivement, après trois mois, seulement 30 % des gens inscrits continueront à s'entraîner et uniquement 10 % d'entre eux arriveront au bout de leur contrat. « On a beau les traiter aux petits oignons, les motiver, les encourager, ça ne fonctionne pas vraiment. On a même instauré une politique d'arrêt pour les gens qui voyagent beaucoup, mais ça n'a rien changé », souligne Mme Doyle.
Selon elle, le problème c'est que les gens prennent un contrat dans un centre d'entraînement comme ils achètent n'importe quel autre service. « De la même manière dont ils achètent un chandail sans jamais le porter, explique-t-elle. Encore une fois, les statistiques ne trompent pas: des 7 à 10 % des gens qui s'entraînent, seulement le quart le font par plaisir. Les autres le font parce qu'ils se sentent obligés », avoue-t-elle.
Prendre le temps
Dans le domaine depuis maintenant 23 ans, Francine Doyle affirme que l'entraînement en salle a connu une recrudescence au cours des 15 dernières années. Malgré tout, l'obésité se fait de plus en plus présente dans la société. « Même si l'entraînement est plus populaire, les gens ne sont pas en meilleure santé et c'est justement parce qu'ils ne s'entraînent pas vraiment. C'est dommage, mais on fait notre argent avec ceux qui s'inscrivent sur un coup de tête », avoue-t-elle. Afin d'éviter ce genre de situation, Mme Doyle tente depuis un an d'offrir des plus petits programmes d'entraînement à ses clients. « Quarante-cinq minutes dans une journée, ce n’est pratiquement rien. En plus, l'impact est tellement grand sur la santé. Je dis souvent à mes clients que s'ils ne prennent pas le temps de s'entraîner maintenant, ils devront prendre le temps d'être malade plus tard », confie-t-elle.