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Quand les autos tombent comme des mouches

Un tronçon de la rue Dickson cause bien des problèmes

Mariève Tremblay par Mariève Tremblay
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Article mis en ligne le 5 janvier 2007 à 12:46
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Quand les autos tombent comme des mouches
Les automobilistes qui roulent sur la rue Dickson en direction nord et qui perdent le contrôle dévalent la côte et se retrouvent plus bas sur la rue Alfred-Duranleau, au coin de la rue Madore (Photo : gracieuseté )
Quand les autos tombent comme des mouches
Un tronçon de la rue Dickson cause bien des problèmes
Depuis qu'il habite la rue Madore, Robert Bernier a été témoin de plusieurs accidents de voiture qui, pour la plupart, sont survenus à quelques pas de son duplex. C'est que la courbe de la rue Dickson, entre le boulevard Rosemont et la rue Pierre-Béland, empruntée à une vitesse plus élevée que la limite permise, peut devenir très dangereuse. D'ailleurs, à sa connaissance, cinq accidents ont eu lieu à cet endroit, dont un impliquant un autobus. Par contre, seulement trois ont été rapportés aux autorités.
« Ce qui arrive, c'est que les automobilistes qui roulent sur la rue Dickson en direction nord et qui perdent le contrôle dévalent la côte et se retrouvent plus bas sur la rue Alfred-Duranleau, au coin de la rue Madore », explique M. Bernier.

Il se souvient, entre autres, du 16 septembre dernier, alors qu'une voiture s'est amenée pratiquement sur son terrain, accrochant au passage sa voiture et celle de son voisin.

« Heureusement, la conductrice s’en est tirée sans trop de blessures! Ce n'aurait certainement pas été le cas si elle avait percuté le mur en béton de notre maison. Le coût des réparations pour ma voiture s'est élevé à près de 2500 $ et pratiquement au même montant pour mon voisin », mentionne le résident. Un événement similaire est survenu le 11 décembre, mais cette fois, le conducteur a fait beaucoup plus de ravages: la rampe de l'escalier public a été sévèrement touchée, un câble d'acier retenant le poteau d'Hydro-Québec a été sectionné, deux rampes ont été arrachées et des blocs de béton ont été disloqués. « Par miracle, il n'y a pas eu de blessé et pas de tôle froissée, mais le véhicule en perte de contrôle est passé à moins d’un mètre des trois voitures stationnées en bordure de la pente », ajoute M. Bernier.

Inquiet de la situation, il contacte les élus de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve qui lui retournent, le 21 novembre, un rapport réalisé par Danis Bourassa, agent technique de la Ville de Montréal. À l'intérieur de ce rapport, on explique que « la rue Lacordaire étant une artère, il est impossible d'y installer un panneau d'arrêt et que la Ville ne peut procéder à l'installation d'un feu de circulation en raison d'un article des normes de l'Ouvrage routier qui invoque des caractéristiques physiques défavorables, entre autres, la forte pente pouvant gêner les arrêts et les départs des véhicules, surtout en cas de mauvais temps ». De plus, selon M. Bourassa, en considérant le débit journalier moyen annuel sur ce tronçon de la rue Dickson par rapport au nombre d'accidents sur trois années, il semblerait que la problématique en est un d'excès de vitesse et non de conception de rue. Quant à l'installation d'une glissière de sécurité, le dispositif de retenue ne permettrait pas d'éviter l'accident, mais simplement d'en atténuer la gravité.

« Pour l'instant, les services font enquête et de notre côté, nous cherchons une solution pour sécuriser l'endroit, explique le conseiller municipal de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Richer Dompierre. Vous savez, avant même d'ajouter un simple poteau, nous devons effectuer différentes études. Pour l'instant, il y a des rubans jaunes autour de l'escalier qui a été endommagé par le dernier accident », ajoute-t-il.

Pour Robert Bernier, cette réponse est loin d'être suffisante. « Je comprends très bien l’explication du refus d’installer un feu de circulation, mais l’explication sur la courbe et la pente ne colle pas avec la réalité et en attendant, les autos continuent de tomber ».

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