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Une élève de Philippe-Labarre victime d'agression physique

Cinq camarades du service de garde la ruent de coups de pied

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 15 janvier 2007 à 12:20
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Une élève de Philippe-Labarre victime d'agression physique
Cinq camarades du service de garde la ruent de coups de pied
En décembre dernier, tout juste avant le congé des fêtes, une élève de l'école Philippe-Labarre a été agressée physiquement par cinq camarades du service de garde. La jeune fille en a eu pour quelques jours à souffrir aux jambes et au coccyx.
L'incident est survenu le 14 décembre, dans la cour de l'école. Martine jouait alors avec un camarade quand un garçon est arrivé et a commencé à courir après elle. Il lui a asséné des coups de pied. D'autres jeunes, témoins des actes, ont décidé de se joindre au premier agresseur. Ils ont continué de ruer de coups de pied la jeune fille, qui se défendait du mieux qu'elle le pouvait contre les cinq garçons.

Martine a réussi à se libérer, mais les cinq jeunes ont vite fait de la rattraper et ont recommencé à la battre. La douleur s'installant, la jeune fille de 9 ans a fondu en larmes et ce n'est qu'à ce moment que l'éducatrice, chargée de surveiller les enfants, a remarqué la situation. Celle-ci a fait entrer les garçons en retrait en attendant les parents.

Le lendemain matin, la mère de la victime est allée rendre visite à la directrice de l'école, Lynda Loignon, qui n'avait pas été mise au courant de l'incident, tout comme la directrice du service de garde, Mme St-Louis. Après discussion, Mme Loignon a décidé que les cinq garçons seraient suspendus pour deux jours, soit les 18 et 19 décembre. Une sanction qui satisfaisait la mère de Martine.

Le lundi matin, à la grande surprise de Martine, trois des cinq garçons étaient à l'école comme si rien ne s'était passé. Les garçons devaient présenter des excuses écrites à Martine et seulement deux l'ont fait.

À son retour à la maison, Martine avise sa mère. Cette dernière a tenté de rejoindre Mme Loignon pour obtenir des explications, mais sans succès. Malgré des appels répétés, la directrice n'a jamais donné signe de vie.

« Je suis déçue de la tournure des événements, confie la mère de Martine. Trois des cinq agresseurs s'en sont tirés comme si rien ne s'était passé, alors que ma fille a souffert durant quelques jours à la suite de l'agression. Ça me choque. Je me demande même si les parents des agresseurs ont été mis au courant des actes de leur fils. »

À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), on considère que l'incident a été bien géré. On ne commentera pas les décisions prises par le biais des journaux. On invite plutôt la mère de Martine à communiquer avec un responsable de l'école Philippe-Labarre ou de la commission scolaire si celle-ci est insatisfaite des mesures prises.

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