Le vice-président du CAPAT, Benoît Potvin. (Photo : Patrick Deschamps)
L’arrondissement coupe les vivres au CAPAT
Le conseil d’arrondissement résilie l’entente qui la liait au club aquatique
Lors d’une séance du conseil très mouvementée et ponctuée d’une longue suspension de près d’une heure, les membres du conseil d’arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles ont unanimement décidé de résilier l’entente liant l’arrondissement au Club aquatique de Pointe-aux-Trembles (CAPAT).
Cette décision a été prise un peu plus d’une semaine après que le CAPAT ait décidé de cesser temporairement ses activités, faute de fonds. « Nous avons dû cesser nos activités, car l’arrondissement avait arrêté ses paiements. Les salaires de certains employés ont d’ailleurs dû être payés de la poche des membres du conseil d’administration », souligne le vice-président du CAPAT, Benoît Potvin.
L’arrondissement rétorque que la décision a été prise dans l’intérêt et le bénéfice des utilisateurs de la piscine. « L’arrondissement a été incapable d’évaluer l’organisme en vertu des termes de l’entente de service. De plus, selon les informations dont nous disposons, lorsque le CAPAT occupe les lieux, la santé et l’intégrité physique des usagers ne sont pas garanties », explique le maire de l’arrondissement, Cosmo Maciocia.
Selon la direction de l’arrondissement, le CAPAT n’a pas réussi à démontrer la qualification professionnelle de plusieurs de ses employés et n’a pas respecté l’échéancier annuel de la remise des outils de suivi de gestion. De plus, des plaintes provenant de membres du CAPAT, d’usagers de la piscine et du personnel de l’école secondaire de la Pointe-aux-Trembles, propriétaire de la piscine, auraient été envoyées à l’arrondissement.
« Deux choses sont importantes pour nous : offrir des services aux citoyens, mais aussi leur offrir des services sécuritaires. Comme il ne nous était pas possible d’assurer la sécurité des usagers, nous avons préféré résilier l’entente », mentionne Cosmo Maciocia, qui ajoute que des employés de la Ville de Montréal et d’autres clubs aquatiques assureront le maintien des services au cours des prochaines semaines.
De son côté, le vice-président du CAPAT estime que le club a été jugé d’avance : « Nous, comme conseil d’administration, on n’a jamais pu être entendu. On a la liste de toutes les fois où on a tenté de communiquer avec l’arrondissement, mais que ça ne marchait pas. Jamais il n’y a eu quelqu’un qui nous a rencontrés. »
Les élus se sont toutefois engagés à rencontrer les dirigeants du CAPAT d’ici la fin du mois, à la condition « qu’il n’y ait pas d’intimidation et que jeunes et employés puissent circuler librement », a précisé Cosmo Maciocia. « Ce sera trop peu trop tard, car c’est maintenant que nos jeunes doivent s’entraîner pour se préparer à des compétitions importantes », répond Benoît Potvin.
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> Les faits
La piscine appartient à l’école secondaire de la Pointe-aux-Trembles.
Le CAPAT était mandaté par l’arrondissement pour offrir des services à la population (club aquatique et bains libres).
D’une durée de trois ans, la convention entre l’arrondissement et le CAPAT rapportait 33 000 $ par année au club aquatique et devait prendre fin le 31 décembre 2007.
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